Article publié le 12/11/2019 - Rappels produits

Zoom sur les laits en poudre contaminés aux huiles minérales

L’organisation non gouvernementale foowatch a fait sensation en annonçant avoir découvert des hydrocarbures aromatiques et des huiles minérales dans des laits infantiles en poudre vendus tout à fait légalement dans plusieurs pays européens, dont la France

Quels sont ces résultats alarmants sur les laits infantiles en poudre ?

L’ONG foodwatch a sélectionné seize laits infantiles en poudre, sans que l’on ne sache les critères ayant présidé à cette sélection, pour les faires analyser. Ces produits étaient commercialisés en Allemagne, en France et/ou aux Pays-Bas. Parmi ces laits infantiles en poudre testés, huit (soit la moitié) ont présenté des traces détectables d’hydrocarbures aromatiques et/ou d’huiles minérales. Les quantités détectées n’ont pas été précisées, et peut-être s’agit-il de simples traces.

Quels sont les laits contaminés aux hydrocarbures aromatiques et/ou huiles minérales en France ?

Parmi les huit laits infantiles en poudre testés positifs aux hydrocarbures aromatiques et huiles minérales, seuls deux sont commercialisés en France : le lait Nestlé Nidal premier âge et le Danone Gallia Galliagest Croissance 3 sans lactose. Ceci n’assure cependant aucune garantie sur la plupart des autres laits infantiles en poudre, puisque nombre de laits n’ont pas été testés.

Quels sont les risques éventuels liés aux hydrocarbures aromatiques et huiles minérales ?

Les hydrocarbures aromatiques sont pour la plupart cancérigènes, et il est donc légitime d’éviter toute exposition, en particulier à un jeune âge. Cependant le risque est généralement corrélé aux doses subies, et on peut supposer que les doses ici sont infinitésimales. L’ONG Foodwatch a probablement plus pour but de faire pression sur les pouvoirs publics pour obtenir une réglementation précise que de réellement renseigner les consommateurs : l’absence d’exhaustivité des tests et de précisions sur la procédure de sélection ne correspond pas aux démarches plus méthodiques des associations de consommateurs. Par ailleurs la source des contaminations n’est pas éclaircie et rien ne garantit par exemple qu’il suffirait de se replier sur des produits bio ou garantis « sans ceci » ou « sans cela » pour obtenir des laits infantiles en poudre « sûrs ». L’étude est donc plus à interpréter comme un appel à la vigilance générale que comme une réelle source d’information pour les jeunes parents...

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