Article publié le 08/01/2020 - Actions

Ces médicaments que vous ne trouverez plus en libre accès en 2020

Dès le 15 janvier 2020, certains médicaments administrés par voie orale seront retirés par l’Agence nationale de sécurité des produits de santé et du médicament (ANSM). Familiarisez-vous avec la liste des produits que vous ne trouverez plus en libre accès

Quels sont les produits concernés ?

L’annonce a été effectuée le 17 décembre 2019 lors d’un point d’information. L’ANSM a précisé que les plusieurs médicaments seront retirés en pharmacies du libre accès aux patients. Il s’agit des médicaments anti-inflammatoires et antalgiques les plus fréquemment utilisés : l’acide acétylsalicylique (aspirine), l’ibuprophène ainsi que le paracétamol. Cette décision implique que ces médicaments sont retirés de la liste de médication officinale. Cela découle d’une procédure mise en œuvre en octobre 2019, afin de mieux réguler le bon usage de ces médicaments.

Pour quelles raisons les pharmacies devront-elles appliquer cette décision ?

L’ANSM a remarqué depuis 2014 que le libre accès à certains médicaments de la catégorie troubles ORL (produits contre la toux) et douleurs était un incitatif à l’automédication. L’utilisation en automédication du paracétamol exposait au risque de toxicité et au surdosage pour le foie, alors que ce médicament antalgique figure justement parmi les produits de cette catégorie les plus consommés en France. L’ANSM a souligné l’importance de respecter les posologies et modalités du paracétamol, afin d’assurer la sécurité d’emploi et l’efficacité. Plusieurs situations cliniques, notamment diverses contre-indications, telles que la grossesse, ou encore des complications infectieuses et rénales, rendent incompatibles l’utilisation des médicaments anti-inflammatoires non-stéroïdiens. Les pharmacies, une barrière de sécurité L’ANSM mise sur la suppression de la disponibilité de ces médicaments dans les pharmacies pour que des conseils d’utilisation soient renforcés par le pharmacien au moment de la dispensation du médicament. La décision du 17 décembre 2019 permet à l’ANSM d’anticiper une plus grande systématisation du recours à ces substances, de même qu’un approfondissement des échanges entre les pharmaciens et les patients. En effet, en ce qui concerne les médicaments sans ordonnance médicale, comme ibuprophène, le paracétamol, et les produits contre la toux, le pharmacien doit s’assurer que les conditions d’utilisation seront respectées, et que cela ne nuira pas au profil du patient et à sa situation clinique.

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